Les équi-conseils de Maître Zouzou
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Pour un cadre En quête de légèreté ? Le langage des aides permet au cavalier de se faire comprendre de sa monture, et c'est au "souffle de la botte" que doit réagir le cheval dans le mouvement en avant. Cette obéissance impérieuse aux aides impulsives doit être entretenue, ce sera le fondement du cadre. La main et la jambe d'un même côté forment les aides latérales qui seront les flancs du cadre, le cheval respectant l'action ou l'inaction de celles-ci. Enfin, le haut est tenu par la main et l'obéissance au mord. L'efficacité de cette aide redoutable est liée à la légèreté à la main. Attention "lâcher la main à son cheval, c'est l'abandonner à lui-même". Sur un cheval mal équilibré, ce serait se mettre en danger. "Il ne faut agir ainsi que sur un cheval léger et équilibré" François Baucher, un dictionnaire raisonné d'équitation. Nous comprenons que le cadre est très souple, pouvant se déformer en fonction des allures ou des parcours. Or, s'il s'agit d'un cadre, il doit avoir des limites. C'est donc à chaque cavalier d'évaluer son seuil de tolérance à l'obéissance du cheval à ses aides. D'un cadre apparemment physique (mains - jambes ou mord - éperons), nous trouvons des limites psychiques, l'obéissance aux aides et le léger qui doit découler. Maître Zouzou
Le travail à la longe Une autre relation, un autre regard, Une autre technique.
La voix est l'aide principale dont dispose le dresseur dans toutes les techniques de travail à pied. Les rênes, la longe, la chambrière et la cravache ne sont que des appoints ou des correctifs. Il convient donc de soigner tout particulièrement l'éducation à la voix. Sachant que le cheval est doué d'une remarquable acuité auditive, des résultats intéressants s'obtiennent très vite. Plus tard, par réflexes associés, les aides classiques (mains, jambes, assiette) se substitueront progressivement à la moins agressive des interventions du dresseur : la voix.
Utiliser un langage clair, sobre et bien différencié sur deux plans : les termes et les intonations. Le conditionnement du cheval exige que le dresseur applique toujours les mêmes termes aux mêmes demandes, et répète souvent. Les tonalités graves et sourdes appliquées à des syllabes longues et traînantes ont un effet apaisant : aides de retenue. Au contraire, des syllabes courtes et sèches sur des tonalités plus aigües s'avèrent stimulantes : aides propulsives.
Pour éviter les confusions, l'appel de langue ne sera employé que pour animer le cheval dans une allure déjà établie ;
Maître Zouzou
Du fond du pré, à votre arrivée, le cheval accourt, soit parce qu'il sait que vous lui apportez une friandise ou sa ration, soit tout simplement parce que le cheval est curieux et qu'il aime la compagnie, même d'un individu d'une "autre espèce". Si vous avez observé ce comportement en liberté, vous comprenez mieux celui de votre cheval au box. Pour l'aborder, manifestez votre présence de la voix et intéressez-le en esquissant un geste amical (lui tendre la main pour qu'il puisse vous humer avant de se laisser toucher). Votre cheval captif dans son loft de 12 m², a une réelle joie de voir arriver son cavalier ; elle se manifeste par une placidité ; il se faire. Alors à vous de prendre l'initiative, lui faire son pansage (licolé ou non) avec méthode : commencer par l'encolure énergiquement (ce geste est pris par le cheval comme un signe de grande amitié, du fait du plaisir qu'on lui produit), moins énergique sur le dos, mais efficace malgré tout (place de la selle), doucement sous le ventre et à nouveau énergique sur la croupe, où se trouvent les nids à poussière. Il ne faut pas hésiter à placer le cheval au milieu du box et à le déplacer ; procédez par touches successives en employant un vocabulaire simple : "tourne", "pousse", de manière convaincante, sans oublier de récompenser d'une tape amicale et d'un "bien" ou "oui" qui marque votre approbation et réconforte le cheval dans son obéissance. Pour lui curer les pieds, faites de même, et vous serez surpris : votre cheval précédera votre demande en soulevant les pieds au fur et à mesure ! Au moment délicat de seller et brider, n'entamez pas la générosité de votre compagnon ; placez le tapis en lissant les poils dans le bon sens, puis posez la selle doucement, toujours dans un mouvement d'avant en arrière. Puis accompagnez la descente de la sangle pour éviter qu'elle ne heurte les antérieurs, enfin sanglez juste ce qu'il faut. Le sanglage est une opération délicate car si le cheval craint le serrage, celui-ci risque de se défendre et parfois d'attaquer (morsures), réaction provoquée par la sensation de douleur. Pensez donc toujours à sangler progressivement. Quand le moment de sortir du box est arrivé, il est temps de mettre le filet ; là encore le nec plus ultra est d'avoir un cheval qui prenne le mord à son initiative. Pour cela, les aciers ne doivent pas toucher les dents. Le geste doit être sûr pour passer les oreilles et dégager les crins. Le parfait "homme cheval" aura vérifié la propreté de la mangeoire et de l'abreuvoir ainsi que le bon fonctionnement de celui-ci. Là encore, l'observation est importante. Se soucier de la litière n'est pas que le rôle du palefrenier. Enlever les crottins et / ou repailler procureront le bien-être de votre compagnon. Maître Zouzou
En partant du principe que le mouvement en avant est à la base de l'utilisation du cheval, comment le cavalier peut créer et entretenir ce désir de se porter en avant, communément appelé : impulsion. Le cheval, avant son dressage, est régi par son instinct. Sa survie dépend de sa capacité à détecter un éventuel danger (prédateur) et à fuir à la moindre alerte, l'impulsion est donc naturelle. De cette observation, le dresseur et son aide vont à la longe établir le premier commandement d'avancer en se servant de la chambrière, le longeur donne les indications de la voix. Très vite, le dresseur pourra effectuer seul le débourrage à la longe en combinant l'action de la voix et celle de la chambrière. La fuite en avant est alors canalisée par ces premiers ordres. Puis vient le moment de mettre un cavalier sur le dos du cheval. Cette phase du débourrage sera rendue plus facule si la phase précédente a été bien assimilée par le cheval. Toujours à la longe, le dresseur devra mettre le cheval en avant grâce à la chambrière. Puis le cavalier exercera une pression de ses deux jambes simultanément, avec aussitôt une action impulsive de la chambrière. Le cheval comprend rapidement en deux actions le rôle des deux jambes, l'assimilation et le dressage se faisant à force de répétitions de la même demande pour une même réponse (c'est la recherche du geste juste). Plus tard, le cavalier saura, avec sa cravache rappeler à son cheval ce dressage initial. Il procédera à chaque fois qu'il est nécessaire à la leçon de jambe : soit, si le cheval n'agit pas lors de la première demande, ou dès la seconde action des deux jambes sans l'accentuer, mais sans réponse, actionner la cravache d'un coup sec sur la croupe. Nous rappelons ainsi les premières séances de son débourrage. En conclusion, l'action de la jambe n'a d'efficacité que si elle agit de manière discrète (souffle de la botte) avec réaction immédiate du cheval. Maître Zouzou
Il n'est pas rare de voir les cavaliers gratifier leur
monture de friandises, carottes ou morceaux de pain dur. Tant que la récompense
est justifiée, il n'y a pas de problème, si ce n'est la
promiscuité d'autres chevaux. En effet, la jalousie existe aussi
chez nos chers quadrupèdes, de l'envie non assouvie à la
méchanceté, voire au vice, la limite n'est plus très
loin. Vous avez peut-être observé des chevaux qui tapent
d'impatience dans la porte du box, voire même montrent leurs dents
et miment l'attaque au moindre bruissement de sac plastique. Nous sommes
donc face à un dilemme : comment récompenser, sans
favoriser cette rivalité ? En distribuant à toute
l'écurie ? Même en allant vite, on ne va pas encore assez
vite ! Alors en donnant discrètement son bout de carotte avant
le retour à l'écurie ? Un peu mesquin ! Alors peut-être
ne pas trop gâter ces chers chevaux, n'ont-ils pas déjà
quatre repas par jour ?
Un conseil, agissez toujours pour le bien de votre prochain, ne rendez pas votre cheval dépendant d'un artifice, mais sachez manier "le bâton et la carotte" avec tac.
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